Parce que trop de gens se disent éleveurs.......alors qu'ils ne sont que des particuliers et qu'aux yeux de la loi, ils ne sont que des travailleurs clandestins....Nous, éleveurs professionnels déclarés ne pouvons concurrencer avec ces individus qui ne paient pas de charges, ne déclarent pas leur(s) portée(s) aux impots et bien souvent vendent leurs chiots ni pucés, ni vaccinés et sans aucunes garanties.
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de : Collectif des éleveurs félins et canins
à :
Monsieur Bruno Le Maire,
Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation,
De la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du
territoire.
78 rue de Varenne
75007 Paris 07
Objet : Profession d’éleveurs félins et canins en grand péril
Travail illégal = gros manque à gagner pour l’Etat
Monsieur le Ministre,
C’est en qualité d’éleveurs félins et canins déclarés que nous vous faisons part de notre inquiétude concernant notre avenir.
Nous nous battons depuis longtemps face à un malaise récurrent dans notre activité, et il est force de constater, depuis la crise, que cette situation prend une dimension trop importante qui, à courte échéance va nous obliger à y mettre un terme.
En tant qu’éleveurs, nous avons dû accomplir un certain nombre de démarches administratives, nous déclarer à la Direction des Services Vétérinaires, avoir un certificat de capacité, obtenir un numéro de Siret, nous déclarer auprès des Centres des Impôts, de la MSA ainsi que des différents livres des origines félines et canines.
Nous tenons des livres sanitaires et vétérinaires, des entrées et sorties de nos animaux.
Nous sélectionnons avec rigueur nos reproducteurs, les soumettons à des tests médicaux afin de garantir à nos clients les animaux les plus sains, les plus équilibrés, les plus beaux.
Nous avons investi de l’argent dans nos reproducteurs, dans le matériel et l’équipement afin de mener notre activité dans les meilleures dispositions.
Nous faisons naître nos bébés dans les meilleures conditions d’amour, de soins, d’attention.
La nourriture de qualité, les expositions, l’éducation et la sociabilisation des petits jusqu’à leur départ dans leur nouvelle famille fait partie intégrante de notre travail.
Tout ceci a un coût qui est loin d’être négligeable. Nos chats et chiens ont une valeur certaine, mais c’est celle de la garantie d’avoir un animal en parfaite santé, vu et certifié par son vétérinaire, sociable, vacciné, identifié par puce électronique, possédant un pédigrée prouvant son appartenance à un livre d’origine français et/ou international pour ceux qui y sont affiliés, un suivi et tous les conseils que nous prodiguons à nos clients.
1 - Que dire de tous ces particuliers qui font naître des portées sans être assujettis à toutes les obligations et frais liés à notre activité ?
Accoupler un mâle avec une femelle et vendre le fruit de cette conjonction sans aucun autre intérêt que celui du portefeuille, n’est pas un travail d’élevage.
Cette pratique est de plus en plus fréquemment adoptée par des particuliers qui, non seulement ne sont pas déclarés comme éleveurs, mais, ne fournissant aucun renseignement concernant ces portée aux différents organismes, peuvent se permettre de céder les animaux à peu de frais. Les personnes non éleveurs qui font s’accoupler des chats ou chiens « à la mode » sont légions et cela peut, malheureusement, expliquer le nombre d’abandons et de malheureux dans les refuges.
Pour passer une annonce, il suffit de mettre le numéro d’identification de la mère et d’indiquer « de type » telle ou telle race, puisque l’animal, n’ayant pas de pédigrée, n’est pas considéré comme pure race !!!
Pourquoi ne pas envisager des lois comme dans certains pays où seuls les éleveurs ont le droit de faire naître des animaux ? De cette façon, toute personne qui souhaite avoir même une seule portée par an, serait dans l’obligation de se déclarer.
En France, le travail non déclaré est illégal.
Force est de constater que c’est pourtant monnaie courante et que de telles activités non contrôlées mettent en danger un véritable métier, notre métier.
2 - Parlons aussi de ces soi-disant éleveurs, qui sont plus des marchands de vie que des personnes soucieuses du devenir des animaux qu’ils ont et de ceux qu’ils font naître. Ils possèdent des dizaines de reproducteurs/trices chats et/ou chiens, de préférence « à la mode » et font de la reproduction à la chaîne, n’hésitant pas à faire saillir les femelles plusieurs fois par an, simplement pour la « production » et la vente à prix cassés du fait du nombre de naissances.
Ces personnes proposent aussi des animaux enregistrés à un livre d’origine sans avoir déclaré une quelconque activité.
Pas d'installation reconnue auprès de la DSV, pas de déclaration en préfecture, etc....
Donc, travail illégal !!
Les prix qu’ils proposent pour un animal inscrit à un livre d’origine sont très attractifs du fait de l’importance de leur production.
C’est une concurrence très déloyale et là non plus, nous ne pouvons lutter.
Des exemples de cela, vous en trouverez par dizaines, pour ne pas dire par centaines sur les sites de ventes d’animaux.
On peut imaginer les conditions de vie des animaux, adultes et bébés dans ce type d’élevage.
Il y a malheureusement eu des exemples déplorables il n’y a pas si longtemps où les animaux étaient livrés à eux-mêmes, sans nourriture, sans eau ou juste le minimum, sans soins, sans amour. Seuls comptaient les petits qui étaient destinés à la vente.
Vous trouverez ci-dessous, Monsieur le Ministre, les liens de 2 sites de vente d’animaux, entre autres, où des particuliers comme des « éleveurs », inondent le marché d’animaux inscrits ou non à un livre d’origine, mais « bradés »
Donc, à un moindre coût et un bénéfice non négligeable.
Le manque à gagner pour nous, ainsi que pour les différents services avec lesquels nous travaillons, ainsi que pour l’Etat n’est pas négligeable.
Il suffit de cliquer sur la rubrique « petites annonces » et de constater le bien fondé de ce que nous écrivons.
http://www.chatsdumonde.com/popup_ferme.php
http://www.chien.com/Annonces/Annonces.php
Il faudrait sans doute des contrôles plus drastiques de la part de la DSV, ainsi que de la Société Centrale Canine et du Livre Officiel des Origines Félines.
Pourquoi ne pas protéger les lices ou chattes reproductrices en interdisant qu’une même femelle fasse plus de « tant » de portées par an ?
Avant la mise en place du LOOF, il y avait un club félin, pour les éleveurs félins adhérents de ce club, qui pratiquait un contrôle sévère sur les naissances déclarées par ses membres. Ainsi, une femelle ne pouvait avoir plus de 3 portées en 2 ans.
Le LOOF, pour ne citer que ce livre des origines, n’impose rien de tel !!
Vous comprendrez aisément, Monsieur le Ministre, que nous ne pouvons lutter contre un tel déferlement de chatons et chiots vendus de cette façon.
Nous alimentons régulièrement notre élevage avec de l’argent personnel afin de le maintenir à flots, mais cela ne peut durer éternellement.
Vous trouverez ci-joint, les signatures d’éleveurs concernés et inquiets de leur avenir.
Etre éleveur félin et/ou canin, comme tout élevage d’ailleurs, est un vrai métier qui ne s’improvise pas.
Cela ne peut plus continuer ainsi et nous lançons aujourd’hui un véritable appel au secours.
Nous comptons sur votre compréhension et votre diligence à considérer notre demande à prendre les mesures nécessaires et urgentes qui s’imposent, afin de nous permettre de continuer à exercer notre passionnant métier dans les meilleures conditions.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre plus haute considération.
Signer la pétition